Ne soyez pas complices des usines à chiots !


Lutin est à adopter sous l’association Adoptions Sans Frontière.  
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Envie d’un ami pour la vie, d’un pote à quatre pattes, d’un compagnon câlin qui ne vous jugera jamais? Si vous décidez d’adopter ou d’acquérir un chien, quatre choix principaux s’offrent à vous.

1. Sortir un malheureux de la cage où il dépérit à la SPA ou dans un refuge, le choix le plus humain, le plus généreux.
2. Acheter un chien de race chez un éleveur reconnu.
3. Acquérir un chien en animalerie.
4. Répondre à une petite annonce parue dans un journal, un magazine ou sur internet, proposant des chiots «de pure race» – et souvent de toutes races – à des prix imbattables.

Si vous optez pour l’une de ces deux dernières solutions, sachez que vous risquez – peut-être dans l’option 3, très probablement dans l’option 4 – de devenir l’un des maillons – le dernier – d’un trafic animalier international, dont les racines sont profondément implantées dans de nombreux pays, parmi lesquels la Slovaquie.

Si c’est le cas, la mignonne boule de poils, craquante à souhait, que vous allez acheter sera sans doute née dans des conditions ignobles, d’une mère effectivement «pure race» transformée en poule pondeuse jusqu’à l’épuisement, enfermée en permanence, nourrie avec le minimum vital, sans jamais une caresse, un coup de brosse ou une balade en liberté. Une usine à chiots se soucie de productivité, pas du bien-être de leurs mamans.

Le loulou avec lequel vous pensez pouvoir partager promenades et câlins pendant douze ou quinze ans est probablement rempli de parasites (vers divers et puces), déjà malade, et risque même de mourir dans les semaines qui suivent son acquisition : son passeport ou son carnet de vaccination (s’il en a un) ont très certainement été falsifiés (il peut même avoir acquis la «nationalité» belge d’un coup de baguette magique, la Belgique étant la principale plaque tournante du trafic de chiens en provenance des pays de l’Est) car, contrairement, à ce qui y est indiqué, il n’a probablement jamais mis les papattes chez un vétérinaire ni été vacciné. Il peut également être atteint d’une maladie génétique due à la consanguinité. Et si les bons éleveurs font leur possible pour éradiquer les problèmes de santé souvent liés à certaines races – dysplasie, surdité, etc. – en sélectionnant les meilleurs sujets, chez les marchands de chiots à la chaîne, on ne s’embarrasse pas de telles contraintes.

Même si l’on vous assure qu’il a dix ou douze semaines, dans la plupart des cas, il est bien plus jeune que cela; ces chiots sont souvent été arrachés à leur mère bien trop rapidement, alors qu’ils ne sont pas encore sevrés, ce qui risque d’induire des conséquences sur leur santé et de provoquer des troubles du comportement. De plus ils n’ont certainement pas été socialisés et risquent de souffrir du syndrome de privation sensorielle à… vie !

Votre futur chien souffre aussi certainement de malnutrition, de déshydratation et a voyagé jusqu’à sa destination finale – chez le vendeur qui a publié son annonce ou dans l’animalerie – dans des conditions sanitaires dramatiques.

Si vous souhaitez malgré tout acheter un chiot plutôt qu’adopter un animal abandonné – c’est votre droit –, et que vous ne voulez pas participer/être victimes de ce trafic, soyez prudent ! Les élevages reconnus ont pignon sur rue. Et certaines personnes proposent effectivement des chiots nés en France et issus de naissance à la maison ou à la ferme, mais il est relativement facile de les distinguer des trafiquants.

Quelques conseils pour bien « acheter » son chiot

1. Ne répondez pas à une annonce qui propose des chiens de très nombreuses races. Au-delà de deux races, trois maximum, il y a bien des chances pour que les chiots soient importés illégalement.
2. Observez bien les chiots. Sont-ils actifs ou apathiques?
3. Demandez à voir la mère du chiot qui vous intéresse; si on ne peut pas vous la présenter, c’est suspect !
4. Si possible, faites connaissance avec votre futur compagnon alors qu’il tète encore, allez lui rendre visite régulièrement pour qu’il apprenne à vous connaître et attendez patiemment qu’il soit sevré et suffisamment âgé (10 semaines) pour le ramener à la maison.

En conclusion soyez vigilant et n’oubliez pas que les associations comme l’association de Lutin ont elles aussi de petits amours à placer, à un prix plus que raisonnable pour un chien vacciné dans les règles.



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